mardi 22 mai
kidkidi 001
En classe, on fait en ce moment le jeu du dictionnaire : je donne la lettre initiale d'un mot, son genre, sa définition et il s'agit de deviner le ot en question. Là, il fallait trouver le mot "machine"...
Moi : _ ça commence par un M, c'est féminin, et la définition est "fait le travail à la place de l'homme"...
un élève : _ Maman !!!
(sans commentaire...)
jeudi 26 avril
trio Gagnon - Marchand - Racine
Personnellement, j'aime assez peu les chroniques de disque ou de concert trop orientées "v&écu intie", même si c'est un travers dont je ne me sens pas exclu. Dans ce registre-là, on va essayer de la faire courte.
C'est l'histoire d'une rencontre, à la faveur d'un stage de musique québecoise organisé par l'association Québeceltie près de Saint-Brieuc, avec des musiciens. En l'occurrence, Stéphanie Gagnon, Paul Marchand et David Boulanger. Qui se sont à cette occasion produits lors d'un concert admirable et envoûtant, précédés d'ailleurs par les non moins admirables et envoutants Roland Brou et Patrick Couton, dans une prestation qui mériterait à elle seule une chronique à part entière (on verra plus tard...).
Ce fut une vraie découverte d'un trio dont le répertoire comme les interprètes, loin des pontifs sur la musique québecoise, ont révélé une justesse et une simplicité des plus rares, à mon sens. Et, même si au pupitre violon David Boulanger (qui officie d'ordinaire au sein de la Bottine Souriante ou d'un duo avec le flutiste Jean Duval) remplaçait avec son style et sa personnalité propres le titulaire du poste, Martin Racine (lui même un ancien de la Bottine), le disque qu'il m'a donné d'entendre est coplèteent conforme à cette impression très forte de grâce nue que m'a donné le concert. Fin de la parenthèse "ma rencontre avec leur art", parlons du disque.
Il y a d'abord la voix, imparable, sensuelle, douce et si personnelle de Stéphanie Gagnon. Un truc rare, là aussi ; c'est quitte ou double, une voix comme ça. ça vous emporte, ça vous promène, vous enveloppe, vous porte haut et loin de tout, de façon lumineuse et douce. Ou alors rapidement ça vous insupporte franchement. Bien que conquis, envoûté, j'avais d'ailleurs peur qu'une voix, un phrasé aussi singuliers finissent assez vite par me lasser. Une revers de médaille qui aurait été assez logique. Ben voilà les nouvelles du front : ben non, toujours pas. Le charme reste là.
Et puis, aussi, ce bel et improbable équilibre entre les trois composantes du trio. Chant, guitare, violon, voire flute servent le répertoire avec beaucoup de simplicité, voire d'humilité, ou tout bonnement de ce rare talent imparable et fragile qu'est la pertinence. Même les voix de Paul et Stéphanie, si différentes dans tout ce qu'elles véhiculent, trouvent chacune une place qui sert l'ensemble.
Le répertoire, lui, est évidemment imprégné du fonds traditionnel québecois, mais aussi breton, voire français, avec une démarche à la fois immergée, respectueuse, et affranchie. On ne restitue pas l'authenticité d'un répertoire traditionnel, on l'offre en partage avec une vraie identité. Textes simples et touchants, drôles ou amers, avec des chansons collectées, réappropriées avec lisibilité et fraicheur, avec aussi parfois de beaux clins d'oeil comme la reprise de la "Mauvaise réputation" de Brassens en mode reel, ou ce mélange inattendu de deux versions du classique "A la cour du palais".
Mais trève de mots, il faut aller écouter. Allez y. Bon, en même temps, là ça se complique un peu car on ne peut pas dire que ce disque soit distribué très largement, dans les magasins comme sur le net. C'est injuste et dommage, mais c'est comme ça. Néanmoins, il est possible d'aller écouter quelques titres sur le myspace du groupe et, si le coeur vous en dit, d'aller télécharger le disque en mp3.
Vous découvrirez un groupe livrant une musique fraiche, spontanée, animant une tradition d'une belle liberté pour produire un disque tout simplement beau et est assez intemporel.
Espérons par ailleurs qu'ils reviendront en France, voire en Bretagne, un jour prochain pour que d'autres aient la chance de vivre un concert comme on en vit trop peu.
vendredi 20 avril
Les prairies Saint-Martin menacées
Parfois il est lassant et pour le moins énervant de ne se mobiliser que pour s'opposer, pour résister... On aimerait davantage se faire force de propositions, stimuler ses ressources personnelles ou collectives pour oeuvrer à construire des choses, chercher mieux. Mais on vit une époque où le front du progrès s'est déplacé un peu, il faut bien le reconnaître. On a moins d'occasions de se battre pour faire avancer les choses quand on est déjà tant sollicité pour éviter qu'elles reculent.
Exemple local et singulièrement significatif, la menace qui pèse sur les prairies Saint-Martin, à Rennes. Cette éventualité d'une disparition d'un des rares espaces publics, populaires, un peu en friche et en plein coeur de Rennes, aux abords du canal Saint-Martin, n'est pas nouvelle. Cela fait des années que les quelques habitants ou usagers de cet endroit sentent la pression de la municipalité qui aimerait bien "rentabiliser" tout cet espace laissé en l'état. Dans un état que d'aucuns jugeraient justement "salutairement inutile".
Je ne m'étendrai pas sur la présentation du lieu et de la lutte à mener, non parce que ce n'est pas important, mais parce que j'estime que tout cla est très bien décrit dans un espace qui fait aussi état de l'avancée des menaces comme des mobilisations. Allez donc voir par ici. Ou par là.
En revanche, et ce n'est qu'une manière différente de faire la même chose, je vais dire pourquoi cet enjeu là me touche et concerne, à bien des égards, davantage que des cas individuels. J'ai habité juste à côté des prairies et je les ai découvertes il y a maintenant une quinzaine d'années. Juste entre deux bras du canal, des espaces en friche d'une part, où l'on peut déambuler, se poser dans une nature sans prétention mais pas régentée comme dans un parc (juste de l'herbe et des arbres en bord de l'eau, essentiellement), et d'autre part des jardins "ouvriers" ou populaires, bordés d'habitations modestes tant de taille que de prétention, de gens semblant vivre là tranquillement hors de l'oppression concentrationnaire urbaine. Bref, un moment de grâce et de tranquillité à deux pas du centre ville. On y croisait tantot des jeunes en train de faire un feu de cam, de vider des bières en faisant de la musique, tantot des amoureux en balade, tantot des jardiniers du dimanche ou de tous les jours, tantôt personne (et c'est bien connu, la solitude s'apprécie différemment selon qui n'est pas là). J'y venais régulièrement quand j'habitais Rennes à l'époque, de jour comme de nuit, sous le soleil ou la flotte, seul ou accompagné. Sans être un refuge, c'était un endroit où être bien, sans rendre de compte, sans compter son temps. Rien de bien extraordinaire, à vrai dire. Mais on sait bien (ou parfois trop peu...) que le rapport ordinaire/extraordinaire et sans valeur/précieux n'ont que rarement de lien systématique.
Voir ces prairies disparaitre sous des prétextes fallacieux (zone inondable, pollution supposée, etc...) mais avec de vraies raisons de rentabilisation de l'espace (et ça peut faire l'objet d'un vrai débat, pour le coup : dans un endroit -la ville- ou l'espace est justement un bien précieux, quelle pertinence de concerver un lieu dont on ne fait rien? ou rien d'assujetti au prétendu "intéret collectif" dont il appartient aux collectivités territoriales de décider les orientations? mais de débat, il n'y en a point), ça me navre. Et ça me révolte. Voir des gens se mobiliser pour défendre les parcelles et les habitations utilisées pour éviter expropriations et démantellement des jardins, et récupération des espaces en friche au service d'un projet concerté, ça me plait. J'ai envie de contribuer. S'approprier l'espace public tant qu'il en reste. Le revendiquer. Montrer qu'il a du sens, une place, une valeur, au-delà de son inutilité apparente. Des gens ont manifesté, occupé des parcelles jusque là désaffectées (au sens littéral) pour y travailler la terre, interpeller le citoyen rennais (ou pas) sur ces enjeux de façon publique, argumentée, et déterminée, voila qui est un minimum. Le collectif en question propose d'y organiser des événements culturels aussi, pour décidément se réapproprier le lieu. Moi qui milite pour des choses dans ce registre là (cf les FDS, autre forme de réappropriation de l'espace public) et qui avait envie d'y organiser, justemet, des festou noz sauvages une fois les beaux jours revenus, me fourmille dans les tripes l'envie de se mettre au jour, d'avancer et de faire. Sans sollennité ni démarche gaucho de principe, dans la résistance systématique à une prétendue oppression du "Système" (le premier qui prononce le mot de Bab... a mon poing dans la gueule). Juste parce que ça a du senset que sinon, ben pour le coup tout ça va disparaitre sans que personne n'ait dit que ça avait de la valeur.
mercredi 22 février
52 Voeux Pieux : session de rattrapage 2
Parce que je ne lâche rien, même quand tout s'obstine à rendre très secondaire la tenue de ce blog et des défis idiots dont il se fait l'innocent propagateur. Donc, succintement :
25/52 : monter sur un cochon.
Parce que c'est idiot, inutile et très improbable. Il y a quelques temps, pour les besoins d'une vidéo musicale, je suis monté avec ma guitare sur le cochon en bois d'un manège en marche. Il faut croire que les envies les moins raisonnées viennent de la plus mystérieuse et irrépressible des façons.
26/52 : mener une première expérience de jeûne
D'aucuns diront que m'intéresser au jeüne, à mon âge, ce n'est pas sérieux (^^). Eh ben, si, et ça fait même un moment que c'est le cas. Pas n'importe comment, pas simplement pour singer les moines irlandais du haut Moyen Âge ou, plus généralement, dans une démarche mortificatrice ou sinistre, mais bien d'hygiène de vie, d'autorestauration et pour la curiosité de l'expérience corporelle. Et ce de façon documentée, progressive et sereine. Pas de surenchère ou de choses à se prouver, ne serait-ce que pour se donner la possibilité de renouer une autre fois si la première est stimulante.
27/52 : mettre en ligne des synthèses d'ouvrage édifiants.
ça fait des années que, quand je lis un essai ou un ouvrage documentaire, je prends des notes pour en garder le plus important. Quand je suis motivé et que j'ai le temps, je retape ce que j'ai souligné ou anoté, à des fins personnelles. L'idée serait de mettre en ligne des fichiers pdf ou audio présentant ces résumés afin d'en faire profiter qui voudra.
28/52 : faire un séjour en solitaire à l'étranger.
Parce que la solitude est un besoin à la fois permanent et contextuel chez moi, et parce que ça fait un bail que je ne suis pas allé à l'étranger. Je dirais bien l'Irlande, pour renouer avec ce premier grand amour, mais aussi, pourquoi pas, la Turquie (pour aller chercher un oud...).
29/52 : faire au moins 10 covoiturages
Après y avoir longtemps songé mais jamais passé à l'acte parce que je crois, surout, j'aime conduire et j'aime conduire seul, je m'y suis mis et depuis je me traite de crétin de ne pas avoir expérimenté ça plus tôt. Avant tout pour l'expérience humain, au pire médiocre au mieux chouette, improbable et passionnante, dans tous les cas limitée au pire à quelques heures, souvent moins. Depuis que j'ai eu l'idée de l'inclure à la liste des VP, j'en ai déjà fait 5, donc ça va vite être réglé, même si, alors que je comptais 10 trajets au départ (donc 5 aller-retours), je pense qu'il est raisonnable de relever la barre à 10 aller-retours désormais.
30/52 : apprendre au moins 20 nouveaux signes de la LSF
Cette langue, plus utile qu'on ne croit même pour les entendants, est à la fois créative, ludique et poétique. Que ce soit pour la simple accumulation d'éléments de vocabulaire ou d'outils permettant de construire des phrases, j'aimerais accroitre humblement mon maigre capital par de nouvelles découvertes.
31/52 : me produire sur scène dans un registre ou un contexte nouveau
Pas pour me la jouer, surout dans un domaine que je ne maitriserais pas, je ne suis pas maso (pas pour ça, toujours). Théâtre, sport, ou même musique mais dans un contexte ou un domaine complètement différents de ceux que j'ai jusqu'à présent expérimentés.
32/52 : organiser au moins 10 FDS (festoù-deiz sauvages)
L'initiative, lancée l'an dernier et dot j'ai déjà parlé ici, s'est révélé cocluante et ne demande qu'à être poursuivie, voire amplifiée. Avec l'hiver, il est devenu plus compliqué de jouer et danser dehors, mais j'espère pouvoir organiser dès les premiers beaux jours, quelques sessions sympa avec de nouveaux musiciens et de plus en plus de danseurs, prévus ou impromptus. Et prévoir, cette fois un peu mieux, de filmer pour partager ce moment de convivialité imposée/proposée dans le cadre d'une réappropriation de l'espace public et de mise à disposition d'une culture qui ne restera vivante que si l'on a conscience de tout ce qu'elle véhicule de riche et humain.
mardi 07 février
hiver temporaire des parages
vendredi 03 février
doucement
Non, le blog n'est pas mort, son propriétaire non plus. Il traverse un long hiver engourdi et accaparé par diverses choses qui ont peu à voir avce l'hibernation, mais il redira peut-etre des trucs sans attendre le printemps. Parfois, tout avance tellement peu vite qu'on ne voit pas que ça bouge. Mais ça bouge.
mercredi 30 novembre
nelf
dimanche 23 octobre
le sans voix qui mange avec les yeux 027
jeudi 20 octobre
traits de craie 003
mardi 18 octobre
traits de craie 002























