lundi 07 avril
Faut-il eviscerer Guillermo Habacuc?
J'ai été récemment de la "nécessité" de signer une pétition à l'encontre d'un "artiste", Guillermo Habacuc, auteur d'un acte indigne et provocateur. Ce brave monsieur a en effet, à l'occasion d'une biennale au Costa Rica, capturé un chien errant et famélique, pour l'attacher dans son espace d'exposition et le laisser mourir de faim à la vue de tous. Avec une élégance et une finesse rares, ce chouette artiste a en outre écrit des messages géants sur les murs avec des croquettes pour chien. Forcément polémique et provocante, car inhumaine, cette mise en scène de la mort a suscité des réactions au cours de la biennale, mais surtout après.
Des grands mouvements de protestation ont été organisé, et que je te pétitionne, et que je râle auprès des organisateurs de la biennale, et du président du Costa Rica, etc... Et on me demande de participer à ça. Eh bien, non, merci, je n'ai pas de temps à perdre avec ce genre de choses. Je pourrais, c'est sans doute largement légitime, mais mon avis là-dessus est assez amer pour que je passe mon tour.
Qu'on se mette d'accord tout de suite : je suis végétarien, défenseur du respect de la vie animale, outré comme tout le monde ici autant par la démarche de l'artiste que par l'indifférence inhumaine des visiteurs qui ont laissé crever ce brave cabot. Ceci dit, quelques précisions (qui pour certaines n'engagent que moi):
Pour autant que je sache, le chien est mort le lendemain de sa capture et de son arrivée sur l'expo. Il était donc déjà mourant, comme beaucoup d'autres chiens errants et abandonnés. Là où l'artiste a fait preuve d'inhumanité, c'est en empêchant qu'on y fasse quelque chose, pour le sauver. Mais qui l'aurait sauvé, de toute façon, sinon? Parmi tous ceux qui sont outrés, combien s'inquiètent au quotidien du sort des animaux abandonnés (étrange comme la SPA ne voit pas toujours venir ces gens là)? Un des rôles que peut endosser l'art est de susciter des réactions chez les gens, de leur montrer, comme le font d'autres formes de communication, ce que d'ordinaire ils ne voient pas, ou ne veulent pas voir.
Je ne connais pas la démarche exacte de l'artiste (et comme d'habitude sur le net on trouve beaucoup d'infos contradictoires sur cette affaire) et à vrai dire, je m'en fous, car mon rejet est total : qu'on se fasse un nom et un pécule sur le dos de la souffrance animale n'est pas digne.
Cependant l'outrance de la mobilisation des bien pensants me fait un peu mal, aussi. Qui, parmi eux, se soucie des conditions dans lesquelles les animaux d'élevage (notamment intensif) sont nourris, transportés, abattus ? Qui se soucie du laxisme face aux expérimentations sur animaux en laboratoire? Et surtout, je ne peux m'empêcher de penser que c'est aussi parce que c'est un chien et non un porc ou un rat que l'on a autant d'empathie pour lui. Car il y a des animaux plus nobles que d'autres, en matière d'indignation. Imaginez si ça avait été un cheval... On aurait lancé des menaces de mort sur Habacuc, j'imagine.
La médiocrité humaine est partout, qu'on examine la sienne avant de cracher en toute bonne conscience un jugement sur un acte qui justement se veut polémique. Je n'aurais jamais entendu parler de cet Habacuc sans cette histoire qui lui fait une réputation mondiale, tandis que tant d'autres tortionnaires au mieux bénéficient de l'impunité, au pire s'engraissent par leurs pratiques tout aussi ignobles. Dénoncez l'inhumanité quotidienne, les gens (animaux, humains) qui meurent de faim ou d'autres forme de maltraitance en dehors des galeries d'art, ensuite vous aurez la légitimité de vous poser en censeurs, braves pétitionnaires.
mercredi 16 janvier
Le clonage animal de masse, la vérité et l'hypocrisie tout à la fois






Allez, ça y est. Encore un petit pas qui compte beaucoup pour l'humanité. On avance, on avance, les amis. La mise en vente d'aliments issus d'animaux clonés, viande ou laitages, vient d'être autorisée aux Etats-Unis (toujours aux avant-postes du progrès, c'est bien connu). un article de Libé, on apprend donc aujourd'hui que "l'agence américaine de règlementation des produits alimentaires a donné
hier son accord à cette commercialisation, malgré de fortes réticences
de groupes de consommateurs, de certaines industries et au Congrès". Des réticences? Forcément, il y a des rétrogrades partout, qui se font entendre (comme les opposants aux OGM en France, à qui on vient de donner raison par faiblesse et populisme, sans doute, forcément), mais il faut savoir ne pas les écouter et, résolument, ouvrir ses bras aux possibilités fantastiques qu'offre la science aux entreprises agroalimentaires et donc, bien entendu, au consommateur.
Qu'on me comprenne bien. Je plaisante ; je suis fermement opposé à cette décision (en vain, on est bien d'accord, ça ne va pas changer grand chose), mais pas par principe absolu.
Par exemple, je suis plutôt moins opposé au clonage humain qu'au clonage animal. Le clonage humain est une aberration et une bénédiction à la fois. Parce qu'il offre des possibilités de reproduire un corps voué par ailleurs à la vieillesse, la décrépitude et la disparition, il offre des possibilités de prolonger la vie, sinon indéfiniment, du moins largement (d'aucuns estimeront d'ailleurs avec une logique que j'approuve en partie, que c'est aussi une malédiction et une erreur que de prolonger indéfiniment la vie) et il serait idiot de ne pas envisager cette possibilité, même si elle pose de graves problèmes éthiques quand au regard qu'on porte sur la vie. D'un point de vue médical, le clonage de cellules, voire de membres, pour constituer une "banque organique" peut être considérée comme une chance, notamment parce qu'elle garantit grandement une compatibilité des tissus ou membres greffés. Je ne dis pas que c'est une chose à faire. Je dis juste que les enjeux méritent qu'on s'interroge, si possible (mais c'est impossible) sans la pression amicale et féroce des groupes scientifico-bidouillo-pharmatico-industriels.
Pour les animaux, ces enjeux sont là, mais prennent une couleur différente, qui révèle surtout la place de l'animal et de l'alimentation dans nos vies et nos esprits. Commercialiser des aliments issus d'animaux clonés, c'est affirmer non seulement qu"ils ne sont pas plus mauvais ou dangereux que la viande non-clonée, mais aussi éventuellement qu'en plus ils présentent des avantages notables. Quels sont ces avantages?
Une précision immédiate, quand au clonage animal : cloner des animaux pour leur viande reviendrait beaucoup trop cher, on parle de clonage des animaux reproducteurs sélectionnés pour leur capital génétique. Le président de la BIO (Biotechnology Industry Organisation) déclarait le 15 janvier que "le clonage du bétail peut aider efficacement les éleveurs à produire ce que les consommateurs veulent, à savoir une nourriture nutritive, abondante, sûre et de haute qualité». Je me souviens avoir lu également il y a de ça assez longtemps l'argument selon lequel cela permettait de choisir des animaux n'ayant pas de maladies génétiques ou de vulnérabilité particulière à certaines infestions. Bref, de sélectionner encore plus efficacement des individus dont on pourrait ensuite reproduire à l'identique les qualités. Même en admettant que se soit vrai, il faut lire entre les lignes. D'abord, la perfection génétique n'est pas de ce monde (et je ne dis pas ça uniquement par modestie envers mon patrimoine génétique personnel). Ensuite, le problème fondamental est ailleurs : sélectionner, c'est réduire les possibilités. Pour certains, c'est s'assurer de certaines qualités qu'on estime importantes, pour d'autres c'est anéantir le hasard. Mais en ne fabriquant et consommant des yaourts ou de la viande issus que de quelques schémas génétiques programmés, on élude les autres. C'est là qu'est le danger.
Pour illustrer mon propos, je vais caricaturer un brin. Vous voila prévenus. Imaginons qu'on arrive à "fabriquer", sélectionner, bref produire un animal parfait, un cochon par exemple. Par parfait j'entends un cochon qui puisse se vanter (car le cochon est vantard) de toutes les qualités sanitaires et gustatives que l'on attend de lui. Appelons ce cochon Michel. On va cloner Michel, qui va transmettre à sa progéniture ses qualités génétiques supposées ou avérées et ce, des millions de fois : puisqu'il est parfait, alors que les autres le sont moins, on ne va pas se gêner. Du coup, tous les cochons que vous mangerez par petits bouts bien emballés et labellisés, seront des enfants de Michel. Vous saurez que vous pouvez vous fier à quelque chose de stable et garanti. Mais le goût, aussi excellent soit-il, sera toujours le même. C'est à la fois rassurant sur la qualité et décevant sur le plan du plaisir gastronomique. De même, s'il s'avère un jour que Michel est, de façon inattendue, particulièrement vulnérable à une certaine forme de maladie, tout le troupeau sera décimé ou impropre à la consommation. La nature aurait peut-être produit quelques specimens capables de s'adapter, mais on ne les produira plus, car par ailleurs ils ne répondaient pas aux standards mondialisés de santé et de goût. Bref, Michel, bof.
Le clonage a les défauts de ses qualités. Il permet la reproduction exacte (s'il est idéalement efficace) de profils génétiques choisis. Il implique l'abandon des autres. Si l'on veut quitter (juste un peu) la caricature, disons qu'il va amener à une liste, même large, mais nécessairement plus restreinte que celle, hasardeuse et féconde, de la nature. Comme les OGM, il représente une restriction du champ du vivant. La production de masse rendra marginale les formes plus hasardeuses de vie, pour répondre à des exigences de standardisation. Suis-je le seul à trouver ça non seulement dommage, mais potentiellement dangereux?
Ah oui, au fait, comme pour les OGM, un des avantages "collatéraux" de cette démarche est qu'on va, une fois de plus, pouvoir bréveter le vivant. Il y aura des porcs de marque Michel, des vaches de marque Rollande et des brebis de marque Edwige. La différence entre une race, même sélectionnée, et une marque, c'est une marque appartient à quelqu'un qui en contrôle la diffusion et perçoit des royalties sur son expansion. C'est bien fait, hein? On croirait même que c'est pensé à l'avance, pour un peu. Mais ne soyons pas mesquins.
Enfin, tout cela en dit long sur le traitement de la condition animale. La sélection en matière d'élevage n'est pas nouvelle, elle est pluriséculaire, mais on ne peut pas tout mettre dans le même panier quand les sélections et leurs effets sont d'une ampleur très différentes. L'industrialisation mondiale de l'élevage a des conséquences très rapides, très profondes et très durables sur la biodiversité. Mais aussi sur le choix du consommateur. Le film Mondovino en dit long là-dessus, et pas seulement sur le vin. Est-il normal qu'on se permette la même désinvolture avec les animaux qu'avec les plantes? Pas de différence entre un épi de maïs et un veau, ça reste un produit. On le fabrique, avec un moindre coût, une optimisation de ses qualités gustatives et sanitaires, et on en vend le plus possible, en l'imposant comme une norme. Le reste, on s'en fout. Or, je persiste à dire (mais sans doute suis-je un de ces fanatiques réactionnaires qui refusent tout progrès en se bernant avec de jolies fables désuettes sur les valeurs humanistes) qu'un animal n'est pas un objet, que c'est un être pensant et doué de sensibilité, et que l'homme n'a pas comme seule responsabilité envers lui de le produire et de le rendre propre à la consommation. Ici, on atteint le degré ultime (?) de la réification du vivant. Et je dis bien du vivant, pas de l'animal. L'humain, qu'on le veuille ou non, sera dans le même sac que le bétail un de ces jours, face à ces enjeux de standardisation.
Le clonage humain est déjà en marche par la standardisation des esprits, des goûts, des pensées, il adviendra un jour prochain d'un point de vue génétique. Il l'aura bien mérité, j'imagine. On ne peut pas en dire autant des animaux. Les asservir, les utiliser, les consommer n'implique pas nécessairement de faire tout et n'importe quoi sous l'impérieuse férule de la rentabilité ou d'une sécurité alimentaire illusoire.
mardi 12 septembre
si c'est méchant, ça se mange ?

Aujourd'hui, on a eu une conversation en groupe classe autour des êtres vivants et notamment des animaux (on travaille sur ce qui permet de dire que quelque chose est vivant ou non, et bien sur leur télé leur parait plus spontanément vivante qu'un arbre). On avait dit que les êtres vivants ont besoin de manger, de se reposer, pour être en forme, bouger et grandir (personne n'a encore pensé à la reproduction, mais je leur soufflerai l'idée en temps utile). Ceci dit, tout le monde ne se nourrit pas de la même chose. Les plantes ont besoin d'eau, de soleil, de machins comme ça, alors que les animaux mangent soit des végétaux, soit d'autres animaux, tandis que l'homme peut manger des deux (comme d'autres animaux, mais ne les embrouillons pas). Sur l'image de l'affiche étudiée, il y avait notamment une vache broutant de l'herbe et un renard avec un lapin dans la gueule. Un gamin a ajouté que ça mangeait aussi des poules "quand il est bien fâché". C'est en général à ce moment là que quelqu'un ajoute quelque chose qui n'a pas vraiment grand-chose à voir avec la choucroute, mais dont on sent bien qu'il faut que ça sorte. Et ça n'a pas raté.
Un des élèves m'a dit, claironnant : "bah moi avec mon tonton je vais aller tuer des méchants sangliers à la chasse". Bien sûr, j'ai demandé comment il reconnaissaît un sanglier méchant, histoire de ne pas flinguer un gentil. Et mon Julien de dire, l'air consterné devant mon peu de connaissance zoologique : "mé noooooooon, t'as pas compris, c'est pas ça. Y en a pas, des gentils, un sanglier c'est méchant." Et là il me regarde et pour illustrer son propos, place ses indexs recourbés autour de ses lèvres retroussées : "bah oui, ça a des cornes dans la bouche." Ok, je ne me démonte pas, je me garde bien de jouer les défenseurs des petites (et grosses) bêtes, je laisse filer. Mais un élève reprend la balle au bond : "bah non, hein, un hérisson, c'est plein de piquants et c'est gentil comme tout quand même, alors hein, ça n'a rien à voir" (toi, gamin, tu veux devenir chouchou officiel). Le gamin chasseur lui a décoché un regard genre "oui oui, c'est ça, et les dents des requins, c'est bien connu, sont purement décoratives. Nunuche."
J'ai juste jugé bon d'ajouter : " Tu sais, avec ton fusil tu peux paraître méchant au sanglier et c'est là qu'il va peut-être le devenir avec toi." (Vous le sentez bien, la discussion avait pris une tournure mi-politique, mi-philosophique) Les enfants étaient partagés et personnellement je n'avais pas envie qu'on y passe plus de temps que ça. N'empêche, histoire d'avoir le dernier mot, le gosse a dit : "Bah moi, je préfère le tuer comme ça c'est moi qui vais le manger, et pas lui qui me mangera." Bah oui, ça se tient. Sauf que. Quand quelqu'un (ça devait être moi, j'avoue) a précisé que les sangliers ne mangeaient pas les gens, les gamins ont regardé un peu la tête du lapin dans la gueule du renard, sur l'image, et puis les enfants qui, sur l'image du dessus, mangeaient à la cantine des légumes et du poulet. Et puis on est passés à autre chose.
vendredi 24 février
Poul's 01


poul's 02




lundi 20 février
On aura tout vu : une recette perso

En ce dimanche pluvieux et solitaire, je laisse venir, sans rien faire ou presque, malgré les tas de choses qui exigent d'être réglées avant les deux derniers jours de classe. Lecture, musique, et puisqu'il faut bien manger, je me prends à improviser. Et c'est très bon. Donc, c'est historique et sans prétention, voici le contenu de mon assiette (certains appellent ça une recette). C'est mon gloubiboulga du jour, et je me permets de vous le recommander, avec des tartines de crème à l'ail des ours et un bon verre de vin rouge (pour moi, c'était un Graves assez capiteux miam miam). Quantités pour une personne, bien sûr.
- Une courgette crue "rapée" en lamelles (à l'épluche patate)
- des petits morceaux de tofu fumé aux amandes et au sésame
- quelques pois chiches
- quelques graines de tournesol
- un saupoudrage au gomasio (ou à la levure maltée)
- un filet d'huile d'olive
Et c'est tout... Si vous voulez un repas équilibré, ajoutez une céréale (moi je n'avais pas très faim).
PS: la journée a été belle, et j'en profite pour partager, alors je mets de nouveaux titres de Leforestier et d'autres artistes sur RadioKipik, et des nouveaux morceaux sur BreizhKipikRadio... enjoy qui veut !
samedi 17 décembre
animaux d'élevage : votre avis les intéresse

Je n'aime pas les
pétitions par internet, je trouve que c'est un moyen commode de se
donner bonne conscience en toute bonne foi, même si certaines
exceptions confirment qu'il peut s'agir d'un moyen d'action qui peut
avoir des effets positifs. Comme dans la chanson Revolution.com de No
One is Innocent, je dirai facilement que "ça manque de sueur", et que
dans bien des cas c'est la souris qui "se bouge à ta place". Mais là, c'est différent.
C'est une enquête officielle, non commanditée par une quelconque
association au rayonnement approximatif. Et c'est à l'échelle
européenne que ça se décide.
De quoi s'agit-il? D'une
enquête d'opinion sur le sentiment à l'égard du bien etre des animaux
d'élevage dans l'union européenne. Et revoila la complainte du
végétarien militant. Ben oui. Enfin, non, pas vraiment.
On vous demande ce que vous pensez des conditions d'élevage,
d'abattage, de transport, des animaux d'élevage dans l'UE, pas de
cautionner un mode de vie particulier. On vous demande si vous vous
estimez suffisamment informés à ce sujet, si lesdites conditions
peuvent jouer selon vous sur la qualité de la nourriture, en fin de
compte. Et ça ne prend pas beaucoup de temps. Alors, oui, je vous
encourage à aller y consacrer un peu de temps ici.
Voici quelques extraits des textes qu'on trouve sur le
site, et qui expliquent la démarche. Intéressant, quand on se penche un
peu sur l'aspect jadis très marginal et pour beaucoup de gens
complètement incongru, de cette préoccupation sur le bien être animal.
"La
commission européenne fonde ses actions en matière de protection
animale sur le principe selon lequel les animaux sont des êtres
sensibles. L'objectif principal est de faire en sorte que les animaux
n'aient pas à endurer de souffrances évitables. Il s'agit également à
travers cette législation d'obtenir de la part des éleveurs ou
propriétaires d'animaux le respect d'exigences minimales sur le bien
être animal."
"la communauté européenne est en train d'élaborer un plan
d'action communautaire relatif au bien être et à la protection des
animaux qui exposera les initiatives envisagées dans ce domaine pour
les années à venir."
La consultation par
internet, qui se termine le 20 décembre et ne prend normalement pas
plus de 10 minutes, est faite dans ce cadre là. A bon entendeur
consommacteur, salut...
La photo est tirée du site de la PMAF
et illustre un fait intéressant quand aux possibilités normatives que
permet l'organisation communautaire européenne : à partir de 2007,
l'élevage de veaux en cage individuelle (une saloperie) sera interdit
dans l'UE.
lundi 14 novembre
un blog de recettes végétariennes
Voila, c'est sympa, "un végétarien à Lille",
les recettes et les conseils culinaires ont l'air simples et
alléchants, bref allez y faire un tour si le végétarisme n'est pas pour
vous synonyme d'endives à la vapeur (ou alors si, justement, pour vous
détromper...).
L'adresse est aussi, au moins pour un temps, dans la colonne de droite, parmi les liens de la catégorie "sites 100% kipik"...
jeudi 07 juillet
the Meatrix

Allez vite voir The Meatrix,
cette hilarante parodie de Matrix qui parle avec justesse et légèreté
de la réalité des élevages industriels! Et ce n'est pas de la
science-fiction...
jeudi 23 juin
réguler l'ignoble : contre l'élevage intensif des poulets
J'ai été averti par la PMAF (société
pour la Protection Mondiale des Animaux de Ferme) qu'un pas important
vient d'être franchi concernant le transport et l'abattage des animaux
d'élevage. En effet, les délégués des 167 états membres de l'OIE
(organisation mondiale pour la santé animale) ont adopté les premières normes internationales pour le bien-être animal.
Ces normes vont permettre d'améliorer les conditions de transport
(maritime comme terrestre) et d'abattage (aussi bien pour la
consommation que pour le contrôle des épidémies). C'est donc une
avancée, même si je ne suis pas à même d'envisager à quel point tout
cela va peser dans la réalité du circuit commercial
élevage-transport-abattage-conditionnement...
En revanche, il semblerait que la proposition de directive rendue publique par la commission européenne concernant les règles minimales d'élevage de poulets de chair soit assez insuffisante.
Or, concernant l'élevage dans son ensemble, le cas des poulets est on
ne peut plus alarmant. Leur élevage intensif est souvent des plus
ignobles.
Je vous conseille d'aller faire un tour sur le site suivant : www.poulets.fr
On y découvre la réalité de ces élevages, du problème génétique qu'il y a derrière (les souches à croissance rapide), etc... Il y a aussi une pétition à
signer pour faire (petitement mais pas inutilement!) pression à
l'encontre de ce type d'élevage. Je me permets juste de reprendre le
début d'un des textes du site, qui explique un peu la nature du
problème : "Il y a 40 ans le poulet était un met réservé aux
dimanches et aux grandes occasions. Au fil du temps, son prix a connu
une chute vertigineuse, tandis que la consommation grimpait en flèche.
Le poulet est devenu un plat ordinaire, à bas prix. Les animaux, eux,
le payent au prix fort... 830 millions de poulets de chair sont élevés
chaque année en France. Environ 80% sont élevés intensivement dans des
hangars où peuvent être entassés de 10 000 à 100 000 animaux. On compte
15 à 24 poluets par m². Les poulets sont abattus à environ 40 jours,
c'est-à-dire deux fois plus jeunes qu'il y a 30 ans." La suite vaut le détour, si vous voulez savoir ce que vous mangez.

