lundi 03 janvier
l'effet fumble

Ma longue existence m'a conduit à écoper d'un nombre inclaculable de surnoms, à propos desquels je ne rechigne ou ne bougonne guère que pour la forme. Je prends ça pour ce que c'est : une de mes devises étant "qui aime bien charrie bien", j'estime qu'il s'agit avant tout d'une marque acide (ou acidulée) de tendresse amicale. On ne chambre que les gens qui vous semblent proches. Mais ne nous égarons pas. Un de mes surnoms les plus prégnants, c'est "fumble matt" ou plus brièvement "fumble". J'ai gagné ce titre de gloire sur les tables de jeux de rôle, au fil des innombrables déboires qui me sont tombés sur la couenne. Je m'explique. En jeu de rôle, le fumble désigne une maladresse alliée à de la malchance. En gros, vous avez tout pour réussir, les compétences, les outils, des circonstances favorables et vous vous vautrez quand même au dernier moment, si possible de façon ridicule et incontrôlée. Je suis un spécialiste du genre, bien malgré moi, mais cette malédiction des dés a fini par devenir un gimmick ou un running gag assez sympathique pour peu qu'il ne ruine pas complètement la partie de JdR. Toujours est-il que la réalité rejoint parfois la fiction et que, à mon corps défendant, il m'arrive aussi de me vautrer et d'essuyer pour de vrai les coups imprévus du sort, pour des petites choses qui prêtent plutôt à rire.
Pour ma rentrée, j'ai fait un beau fumble. Je me suis reposé pendant toutes les vacances, j'avais besoin de me requinquer, j'ai dormi comme un saldaud (pas le choix), et pour finir, malgré un réveillon digne de ce nom, j'étais hier soir plutôt frais et dispos. Et je suis quand même arrivé avec des cernes d'ours ce matin, pas du tout reposé. Pourquoi? J'ai dormi 2 heures, tout au plus. Pour quelle raison? Aucune. Si, si. C'est complètement crétin, très très con, mais je n'ai tout simplement pas réussi à dormir, et il n'y à aucune raison à ça. Pas d'angoisse de pré-rentrée (pas le genre de la maison), pas de caféine ou de théine dans l'organisme, rien. Je n'arrivais pas à dormir, c'est tout. Et comme j'avais eu la riche idée de me coucher raisonnablement tôt, la nuit m'a paru TRES longue. Pour finalement partir à l'aube la fleur au fusil, la machoire prête à se décrocher à force de bailler large comme une baptistère mérovingien (c'est à dire assez large).
Heureusement, mes gniards avaient eux aussi la tête des mauvais jours, suite aux excès du week-end, donc on a pris le rythme à la ramasse, tous ensemble. Impeccable. N'empêche. Fumble.
finir les chocolats

Tout n'est pas encore rangé, il y a encore des restes de fêtes, des
indices qui traînent, pas besoin d'être Sherlock pour savoir ce qui
s'est tramé ces derniers temps dans les environs. Des gens ont commis
des choses. Ils se sont mis d'accord avant, et froidement,
délibérément, se sont retrouvés, de ci, de là, sans la moindre arrière
pensée. Et il faut bien voir les choses en face: ils ont fait la fête.
Oh, pas toujours dans le délire hystérique, pas toujours dans les fièvres à neuneu qui sont les grand'messes consuméristes de fin d'année, sans excès rock'n'roll systématiques, mais, en ce qui me concerne, avec une spontanéité inattendue et une humanité qui sont précieuses. Les gens qu'on a vus, on les a bien vus, on était tous contents de se retrouver, on a passé de bons moments ensemble, avec les yeux qui pétillent pour le dire, et on s'en repart sans regret. Il reste des indices, des bouts de choses ramenés, offerts, pas finis de baffrer, des chocolats, quoi. Des trucs à qui j'avais promis qu'ils ne verraient pas 2005, mais bon, ils étaient trop nombreux, les bougres. Je me suis battu comme un lion, mais certains ont passé l'année.
Ils ne connaîtront de cette année que quelques jours, ceci dit. Je suis gentil mais inflexible, on ne badine pas avec les principes et l'un des miens est : un chocolat de Noël ne doit pas mourir de vieillesse.
Oh, pas toujours dans le délire hystérique, pas toujours dans les fièvres à neuneu qui sont les grand'messes consuméristes de fin d'année, sans excès rock'n'roll systématiques, mais, en ce qui me concerne, avec une spontanéité inattendue et une humanité qui sont précieuses. Les gens qu'on a vus, on les a bien vus, on était tous contents de se retrouver, on a passé de bons moments ensemble, avec les yeux qui pétillent pour le dire, et on s'en repart sans regret. Il reste des indices, des bouts de choses ramenés, offerts, pas finis de baffrer, des chocolats, quoi. Des trucs à qui j'avais promis qu'ils ne verraient pas 2005, mais bon, ils étaient trop nombreux, les bougres. Je me suis battu comme un lion, mais certains ont passé l'année.
Ils ne connaîtront de cette année que quelques jours, ceci dit. Je suis gentil mais inflexible, on ne badine pas avec les principes et l'un des miens est : un chocolat de Noël ne doit pas mourir de vieillesse.
samedi 01 janvier
a l'abri du vent

Il y a la côte, découpée comme on écharpe un bout de tissu, avec des rochers plus grands que tout, énormes, laissés dans tous les sens par la marée. Et toi qui marche placidement, avec des amis fatigués mais rigolards, qui babillent et déambulent entre ces rocs trempés, sous le vent et dans les odeurs brassées. Il y a la statute du saint les pieds dans l'eau, le nez abîmé par la légende qui fait y accourir les filles en mal de noces. Il y a la brume qui enveloppe tout ça, qui t'enveloppe toi, et cette distance entre chaque chose découpée par la brume, la fraicheur de la côte et le bruit de la mer, retirée mais pas si lointaine, si grande qu'elle n'est jamais loin de toi, toi si petit, qui marche sur son bord.
Il y a des appels sur ton téléphone, le regret de l'avoir emmené et la joie d'entendre les parents, heureux on dirait, à l'autre bout du fil, et un ami, défait mais joyeux après les agapes de la veille. Si loins, si proches. Ici, rien ne t'approche, c'est la brume qui découpe le littoral et sépare les éléments les uns des autres. Parce que ça ne tient sans doute guère qu'à ça. Tu repenses au cimetière abandonné en haut de la colline, ce matin, à la petite église trapue, aux inscriptions latines péniblement déchiffrées sur les stèles usées, aux vies effacées. Tu te laisses dériver, il y a du laisser aller, et les rires et la conversation des amis ne sont qu'un bout de décor, ouaté, chamarré, que tu fréquentes avec négligence et un sourire en coin. La fatigue est là, et la brume, et rien ne t'arrache à la rêverie pateuse de ce premier jour.
PS: à ceux qui pensent que, décidément, j'en tenais une sévère et qui lancent déjà une souscription pour un achat gruopé d'Alka-Seltzer, je dirai: ben non, même pas, je ponds des trucs comme ça même à jeun (un brin fatigué, quand même), et c'est presque pire, quand on y pense.
jeudi 30 décembre
pas envie de dire autre chose

Bon si avec tout ça je ne passe pas pour un bon gars, c'est à désespérer de la crédulité humaine...
PS: je n'ai pas mis Action contre la faim, vu que je n'ai pas aimé leur comportement en afghanistan sous le régime taliban, mais on peut aussi aimer Ruffin et trouver soi même comment leur donner des sous...
lé rétûur
Ainsi va la vie, avec son lot de petites contrariétés. Je suis revenu, il faut se faire à l'idée.
jeudi 23 décembre
ça ne coûte rien...

...un
peu de bons sentiments, histoire de prouver que sous les picots du
hérisson sommeille lourdement un coeur de pierre qui sait s'éveiller au
bonheur d'autrui. Et, vu que je pars quelques jours en famille comme il
se doit, subir avec allégresse les réjouissances de saison, je prends un peu d'avance (des fois que je ne réussisse pas à installer une £§*%µ$! de connexion là-bas) pour vous souhaiter à tous de joyeuses fêtes de fin d'année, aussi gavées de bonheur crétin et d'humanité sincère que possible.
chose promise, chose due...

Bon, ben je n'ai pas pu résister à vous faire profiter de ce joli paradoxe: le premier personnage playmobil que je découvre avec une vraie poitrine est une nonne! Déjà que c'est assez drôle de voir un tel personnage rejoindre la famille des gens-qui-n'ont-ni-coude-ni-genoux
(ouais, playmobil c'est plus court je sais), mais en plus de ça la voir
avec ces attributs là (ça ne se voit pas trop sur la photo, mais je
vous jure que la nature a été généreuse avec
cette petite playmobil), ça donne envie de s'intéresser à la religion.
Et après tout, c'est peut-être le but. Serait-ce une manigance de plus,
en ces temps marqués par le néo-conservatisme catho de Bush et
consorts, destinée à amener les bambins sur la voie des Saintes Ecritures par tous les moyens possibles? A quand la Barbie mormonne en 95D ?
mercredi 22 décembre
humain trop humain 004 : blague de Noël

Oui ben eh oh, j'avais qu'une feuille verte sous la main, alors dites vous que c'est fait exprès, essayez de trouver pourquoi (c'est vachement subtil, alors cherchez bien, j'offre l'original à qui trouvera l'explication la plus convaincante), ça vous occupera.
un noyeux joël
Non, vous ne rêvez pas : il existe bel et bien une crêche PlayMobil.
Oui, madame! De mon temps, ce n'est pas vraiment le genre de choses
qu'on aurait cru possible. Mais de la même manière qu'il existe une
nonne Playmobil (pour un prochain message, promis),
on peut désormais décliner le joli diaporama séculaire et consacré à la
sauce joujou. Et puis, après tout, ce petit Jésus là en vaut bien un
autre.
Tout y est, simplifié comme il se doit et réduit à des images aisément accessibles, chaque personnage ayant des attributs facilement reconnaissables. Dès les débuts de l'iconographie chrétienne, on en était là. Chaque artiste représentait les personnages de la Bible avec les costumes de son époque à lui, en plaçant des visages pris parmi les mécènes de l'oeuvre ou son entourage, mais chacun était identifiable à ses attributs. Comme le plastique n'était pas encore inventé, des milliers de générations ont ainsi du se passer de la version Playmobil, un peu l'aboutissement ultime d'une longue tradition d'art chrétien. La boucle est bouclée, on peut passer à autre chose.
Ce qui est génial, aussi, c'est que comme ça fait partie de l'univers playmobil, les autres élements sont compatibles (je ne sais pas pour vous, mais moi ça ne me génait pas trop de mélanger un cow-boy avec un pirate ou un fermier, il faisaient tous partie du peuple Playmobil). Imaginez le souk que peuvent mettre les sauvages sortis du drakkar viking dans cette jolie scène de l'Avènement. Marie passerait sûrement un sale quart d'heure, mais je me garderai bien de pousser plus loin mon scénario déviant. D'autres s'en chargeront bien à ma place.
Tout y est, simplifié comme il se doit et réduit à des images aisément accessibles, chaque personnage ayant des attributs facilement reconnaissables. Dès les débuts de l'iconographie chrétienne, on en était là. Chaque artiste représentait les personnages de la Bible avec les costumes de son époque à lui, en plaçant des visages pris parmi les mécènes de l'oeuvre ou son entourage, mais chacun était identifiable à ses attributs. Comme le plastique n'était pas encore inventé, des milliers de générations ont ainsi du se passer de la version Playmobil, un peu l'aboutissement ultime d'une longue tradition d'art chrétien. La boucle est bouclée, on peut passer à autre chose.
Ce qui est génial, aussi, c'est que comme ça fait partie de l'univers playmobil, les autres élements sont compatibles (je ne sais pas pour vous, mais moi ça ne me génait pas trop de mélanger un cow-boy avec un pirate ou un fermier, il faisaient tous partie du peuple Playmobil). Imaginez le souk que peuvent mettre les sauvages sortis du drakkar viking dans cette jolie scène de l'Avènement. Marie passerait sûrement un sale quart d'heure, mais je me garderai bien de pousser plus loin mon scénario déviant. D'autres s'en chargeront bien à ma place.
mardi 21 décembre
humain trop humain 003