samedi 26 février
humain trop humain 008 : réveillé ne veut pas dire éveillé





...et sinon, chez vous, il neige?
jeudi 24 février
Vacance

Dehors il neige et nous, on reste à l'intérieur. On boit un thé chaud, on reste sous la couette, on se cause, on se regarde, on larve devant les pc, on mange, on fait de la musique, on téléphone aux amis... et le temps peu à peu se dilue parce que ça fait des jours que ça dure...
Avant qu'il y ait de la neige, il y avait déjà une vacance, quelque chose de parti. La neige a complété le tableau, a fait qu'on renonce à un trajet hors du département, à d'autres escapades, pour, finalement, se retrouver à deux, avec le chat, au chaud, à voir filer heures et journées, en perdant des repères temporels, des rythmes de sommeil, bref l'armature de la vie bien organisée d'habitude. Il va falloir revenir à ça, préparer le retour à la vie ordonnée, cadencée. Pour le moment, il y a des voitures dans le fossé, des flocons qui volètent un peu partout, un froid de canard congelé, rien n'est paralysé pour de vrai mais on fait comme si. On se niche, on se ramasse, on n'a pas envie d'être productifs. Le réveil sonnera bien assez tôt la fin de cette décontraction temporelle qui, j'en suis sûr, portera ses fruits à long terme. Je baille un coup, je bois un thé, je lis un livre, je papote, je vais me coucher et viendra bien un moment où une autre journée finira par commencer.
mercredi 23 février
inventaire de l'atelier
Fin février, ça fera 6 mois que ce blog est commencé. Bien sûr, il y a eu une première épopée sur les blogs d'AOL, mais sur Canalblog, c'est parti sur autre chose, dans la continuité mais dans d'autres directions, aussi. Alors j'ai jeté un regard en arrière et j'ai calculé la répartition de mes messages en "catégories", j'ai vu combien j'en faisais par mois, etc... pour avoir un peu de recul et voir les évolutions éventuelles (il y en a qui vont dire (et je leur donne raison) qu'on voit bien que je suis en vacances cette semaine et qu'il faut vraiment n'avoir que ça à foutre). Eh bien, c'est assez surprenant, de mon point de vue en tout cas.
Alors je vous épargne les statistiques, mais je vous donne les catégories que j'ai retenues, quand même : "ma petite vie sans intérêt " & "petits regards sur le monde" - musique - "diatribes et polémiques, enjeux de société" - "littératures, culture, confiture" - gestion du blog - BD - "projets idiots" - dessins - "créations littéraires littérales", soit 9 cases.
Pour ce qui est de l'importance du nombre de messages, il y a une légère baisse depuis décembre (en novembre en revanche, je devais vraiment m'emmerder sec ou alors me passionner pour ce que j'avais à dire dans le vide intersidéral du net, parce que j'ai quand même pondu 34 messages!), mais ça, ça ne m'étonne pas. J'en suis à un moment où le blog évolue, certaines choses m'ont lassé, d'autres émergent. D'une manière générale, la moyenne est d'une vingtaine de messages par mois, ce qui est étonnamment beaucoup, je trouve, même si certains font trois lignes ou consistent en un crobard qui m'a pris 5 minutes. Je suis donc plus atteint que je ne le pensais.
Quand à la répartition des messages par catégorie, ben les statistiques donnent tort aux gens qui me reprochent de ne pas faire un "vrai" blog, c'est à dire un truc narcissique où on parle de soi, de moi, et encore de moi. Parce que, à mon grand héberluement, la première "famille" de messages est, avec 34,3 % de représentation (oui, j'ai même fait des pourcentages, je sais, je suis en vacances...), celle qui concerne mes tranches de vie, mon avis sur le monde et l'existence, bref tout ce qui relève de l'intime. Moi qui croyais ne pas donner là dedans. Ceci dit, depuis décembre c'est en net recul, durable sans doute. Ensuite, et là il y a moins de surprise, viennent les chroniques musicales (17,52 % des messages) et les dessins (15,33%). La place de ces derniers est d'ailleurs croissante, qu'il faille s'en réjouir ou non. En tout cas, ce n'est pas par fainéantise, parce que j'apporte plus de soin à leur réalisation qu'auparavant (punaise, je colorise même certains !). J'aurais cru que la musique aurait une place plus importante, mais bon... Viennent ensuite "diatribes, polémique et enjeux de société" (10,23%), et les écrits littéraires ou culturels (7,3%) et mes propres élucubrations de pouète chansonnier de la nation (6,57%, 10,5 % si on compte mon nouveau blog déglingué).
Tout ça me fait dire qu'il faudra :
1- parler plus de bande-dessinée sous toutes ses formes ;
2- continuer à parler de musique, au moins autant qu'avant et de façon aussi éclectique, en faisant un effort sur Radio Kipik pour donner une idée sans uniquement passer par un texte ;
3- peut-être moins faire de dessins : même si c'est un mode de communication très direct, qui me semble plus évocateur qu'un texte bien construit parfois, je ne veux pas qu'il prenne une place disproportionnée.
Moi qui me lançais dans un blog pour en faire une expérience narrative avant tout, un exercice de style qui finisse par me ressembler, je pense qu'on en est là, et que cet aspect très autocentré du principe du blog, on n'y échappe pas vraiment... Et puis, la vie n'est pas qu'affaires de statistiques et je sais la façon dont je parle de tout ça, sous quel angle j'aborde les choses, ça n'a pas grand chose à voir avec un journal intime, enfin je trouve. Je ne me livre pas vraiment parce que ça n'a jamais été le but, je n'en vois pas l'intérêt, et je trouve qu'on me découvre finalement autant au travers de mes dessins, de mes bavardages musicaux ou politicards qu'au fil de litanies sur mes petites pensées quotidiennes. Allez, on continue ?
lundi 21 février
Daisy Chainsaw

Bon, je sens bien que le coup de la Vaness' va me coûter cher, là....
Il faut absolument que je ponde un message qui me recrédibilise à fond
auprès de mes 3 ou 4 lecteurs... Un truc qui tranche net, sans
compromission, qui parle d'un groupe hyper radical dont personne n'a
jamais entendu parler mais qui a l'air super bien, un truc qu'on
n'entendra jamais à la radio, encore moins à la télé, enfin jamais,
quoi, un groupe qui n'a même pas vraiment enregistré quoi que ce
soit... Ah je suis dans la mouise jusqu'au cou !
Bon alors euh... il me faut un truc sale, rèche et pas consensuel... Je pourrais parler de Daisy Chainsaw, tiens ! Ce groupe, même à l'époque, personne ne l'aimait sauf moi (enfin c'était mon impression).Ouais, allez, hop et si ça, ça ne marche pas, c'est que je suis définitvement coulé. Il ne me restera plus qu'à raconter "à kel point Linkin Park c tro coule é pi Tragédie francheman y sont tro tro minion! ki c ki kiff comme moi?" Je ne peux me résoudre à cette triste fin... Alors bon, on respire un grand coup, et on y va.
Daisy Chainsaw,
ce fut un peu un météore. Au début des années 90, alors qu'on tentait
de se débarraser des derniers miasmes de la vague Manchester, des
groupes changeaient un peu la donne et émergeaient d'entre les pages du
NME ou du Melody Maker pour proposer autre chose qu'une hype poseuse et
périmée avant d'avoir produit quoi que ce soit. Parmi ces ovnis, il y
avait Daisy Chainsaw, un quatuor complètement barré, apparu avec le single "Love your money", un hymne aux guitares bien crasseuses, déchainé et entraînant, drôle et bien léché.
Le groupe, dont le nom annonce bien la couleur, est emmené par les deux personnalités que l'on retrouve 10 ans plus tard dans Queen Adreena, à savoir le guitariste Crispin Gray et surtout la sémillante et complètement dingue Katie Jane Garside.
Musique torturée, déstructurée, balançant entre riffs bien troussés et
démolition sonique, l'ensemble est conforme à l'esprit de la jeune
fille, qui hurle comme une hystérique en train de vous planter un
couteau dans le bas ventre ou susurre comme une petite fille en train
de voir son oncle violer sa mère. Entre monde de l'enfance concassé et
rejet d'un monde sadique et salaud, clichés à leur paroxysme, si ce n'est pas du rock, je ne sais pas ce que c'est. Avant même la sortie de l'album Eleventeen, les deux EP Love Sick Pleasure et Pink Flower ne laissent, comme les prestations scéniques du groupe, pas indifférents. On adore ou on déteste,
l'un n'empêchant pas l'autre. Un journaliste écrit à propos d'un
concert de Daisay Chainsaw : "Katie Jane Garside s'est rasé la tête, a
mutilé des poupées et a porté des ailes d'ange. Malheureusement, elle a
aussi insisté pour chanter...".
L'album sort, il présente un visage du groupe cohérent et qui ne demande qu'à éclore. Ramassis de clichés mais aussi bouillon de culture prometteur, Daisy Chainsaw pouvait ensuite se caricaturer ou partir vers autre chose. La presse ne l'entend pas de cette oreille. L'album Eleventeen,
que Madonna avait voulu prendre sur son label, ne recueille
qu'indifférence. Quand il est chroniqué (ce qui n'est pas toujours le
cas), il est méticuleusement démoli. Injustement. Et le groupe,
rapidement, disparait, du moins à ma connaissance.
Et puis, à l'aube des années 2000, j'entends parler d'un groupe, Queen Adreena,
qui navigue en eaux troubles sur fonds de grosses guitares mais se
montre plus proche de Marylin Manson et Tool que d'Evanescence et
autres suiveurs édulcorés pour teens fashion. Je m'y intéresse, je
trouve ça très bien, surtout le single Goldfish et
puis je me dis que, quand même, ça me fait penser à Daisy Chainsaw. Et
là, en me renseignant sur le groupe, je m'aperçois que Crispin Gray et
Katie Jane Garside sont les âmes de ce combo que je croyais américain.
Le premier album, Taxidermy, montre que le concept a évolué, s'est assagi et développe des facettes plus subtiles, tout en gardant un son inimitable.
Le groupe suit apparemment son petit bonhomme de
chemin, reçoit une audience et un succès que Daisy Chainsaw n'a jamais
connu, tant mieux. D'autres albums sont sortis, l'histoire continue.
Jolie leçon de persévérance. Et puis Love Your Money reste à découvrir. Promis, il fera partie de la prochaine fournée de radio Kipik. Mais vous êtes prévenus (même si c'est le titre le plus abordable du groupe), on aime ou on n'aime pas...
un bon site bien illustré par un fan qui se sentait bien isolé, seul dans son coin (je le comprends...)
dimanche 20 février
Coralie Clément reprend du Vanessa Paradis, alors moi aussi... mais faut pas le dire !
L'autre jour, par inadvertance, je suis tombé sur une reprise de Vanessa Paradis par Coralie Clément, au cours de l'émission de l'insupportable Stéphane Bern, sur France Inter. La jolie Coralie (je la savais jolie, même si la radio ne permet pas de vérifier ce genre de choses) chantait "Pourtant", du dernier album de ladite Paradis, "Bliss".
Je ne suis pas fan de la dame, mais interprêté par l'autre demoiselle,
là, ça m'a rappelé que c'était quand même un chouette titre.
Du coup, me voila bien sûr à la fredonner, cette fichue chanson sucrée, à m'énerver parce que je ne connaissais pas les paroles, à rechercher paroles et tablatures sur le net et pouf, à besogner la guitare de bucheron pour enfin pouvoir la susurrer dans mon coin, tranquille. Et, vraiment, j'aime bien.
Et comme je n'ai rien d'autre à dire en ce dimanche soir si ce n'est que je suis assez heureux, je vais le dire en musique :
Tu demandais hier
mon avis sur le bonheur
Mine de rien, voila que tu t'inquiètes
La paix te ferait elle peur?
Je l'attise, cet amour
Les brindilles volettent
Tu n'y vois que du feu
C'est sa vie secrète
Pourtant... pourtant... pourtant...
Les mots sont, les mots font, les mots disent
Les mots coulent, les mots roulent sur un fil
Moi je laisse ces microbes, ces missiles
Aux bavards, aux poètes, si possible
Oh, comme je t'aime quand tu t'expliques
C'est drôle mais...
J'ai rangé les modes et les recettes
Incendié la boîte, mon coeur
De ce petit sacrifice me reste
Un vertige, une chaleur
Je l'attise, cet amour
Les brindilles volètent
Tu n'y vois que du feu
C'est sa vie secrète
Pourtant... pourtant... pourtant...
Tu sais tu me demandais hier
ma vision du bonheur
Eh bien chaque jour elle est plus nette
Il ne nous fera plus peur
Je l'attise, cet amour
Les brindilles volètent
Tu n'y vois que du feu
C'est sa vie secrète
Pourtant... pourtant... pourtant...
samedi 19 février
Monstrueux Quotidien 002

C'était un message du Haut Comité à l'Intégration de Coulaines-les-Nains.
vendredi 18 février
La BaVarDe au Liberté !

Bon ben voila, à force de croire qu'on en parle trop, on oublie de dire les choses. Je pensais avoir suffisamment parlé du groupe La BaVarDe, de la préparation de leur album et du boulot que ça me donnait, gnagnagna, et puis pof !, du coup je n'ai pas parlé de l'album lui même. Album qui suit son petit bonhomme de
chemin d'autoproduit dont on commence à parler... au point que,
aujourd'hui, j'ai appris par la bouche de Laurent, le gourou de la
bande, qu'ils venaient de décrocher une date pour un concert au Liberté, à Rennes, et en tête d'affiche en plus ! Cette salle est la plus grosse de Rennes, pour ceux qui ne connaissent pas (mais faudra venir aux Transmusicales,
quand même!) Les organisateurs du "festival" (le CIJB) passent l'album
en boucle, apparemment, et sont des adeptes mordus dans le gras de
l'oreille. Tant mieux !
Parlons du groupe, alors, et de l'album surtout. Pub éhontée pour des amis ? Mouaif. Surtout, coup de lumière sur le genre de musiques que personne ne vous montrera autrement, sinon, ou alors pas tout de suite (Michel Drucker a décommandé, finalement, pour leur passage à Vivement Dimanche).
La BaVarDe, donc, c'est un groupe qui se définit lui même comme "chanson festive"
à influence ska-reggae sans tomber dans les clichés, pittoresques mais
peu créatifs, du genre. Depuis leurs débuts, ils ont beaucoup évolué,
améliorant la formule jusqu'à un équilibre désormais puissant sur scène
comme sur disque. Laurent joue de l'accordéon, de la guitare, chante, écrit compose et fait le café, quand on lui demande gentiment. Nolwen joue du violoncelle, ce qui confère à l'ensemble une originalité réelle mais pas plaquée, pas systématique. Mathieu à la basse, Djé à la batterie, et, de puis quelques mois Fisso au chant et Mathieu à la trompette (un groupe qui concentre autant de Mathieu vaut forcément le détour!).
Ils chantent en français des textes joyeux ou un brin amers,
avec un regard sur le monde qui nous entoure de près (La Bavarde, c'est
la société, en fait) sans que cet aspect social et concerné
n'alourdisse la musique. Celle ci, éminemment tonique, absolument humaine, est faite pour être partagée en live, à chaud, mais j'ai été le premier étonné de la qualité de l'album,
qui reste très fidèle à ce que peut donner le groupe (ce qui n'est pas
toujours le cas des enregistrements studio). Moi qui ai suivi les
répétitions, l'élaboration de tout ça, je suis content du résultat pour
eux parce c'est le genre de galette dont on peut être fier et que, du
coup, elle se vend plutôt bien pour un machin autoproduit qu'on ne
trouve pas à la Fnac (enfin maintenant si, puisqu'ils vont jouer au
Liberté... ça ouvre des portes, c'est con mais c'est comme ça).
J'espère que ce n'est qu'un début, j'ai vu trop de groupes de valeur
sombrer par essoufflement, parce qu'on ne leur donnait pas leur chance.
Ce sont des potes, d'accord, mais il y a un vrai potentiel et tous ceux
qui écoutent l'album sont en général convaincus (ah ben oui, quand même
faut aimer ce genre de musique à la base, un peu...).
Allez sur leur site (lien dans la colonne de droite),
vous pourrez même le commander, ce fameux album... et, à défaut, en
écouter des bouts pour vous faire une idée, voire mater une vilaine
video prise par mes soins lors d'un concert récent. Sinon, venez le 10 mars, à Rennes, c'est encore le mieux !
chantier permanent
J'ai ouvert un nouveau blog,
expérience narrative singulière, chroniques improvisées et enveloppées
dans du déglingué premier choix. Comme d'habitude, on commence un truc,
on verra ce que ça donne ensuite. Le lien est dans la colonne de
droite, "drôle d'endroit pour une mauvaise rencontre".
Sinon, je bosse (un peu, ho, je suis en vacances...) sur la version 1.2 de RadioKipik...
quiconque se montre capable d'incorporer pour moi, dans le charabia
html du blog, le lien direct vers mon espace radioblog sera béni jusqu'à la 13e génération.
jeudi 17 février
Schopenhauer, la positive attitude et les bisounours sont sur un bateau...

Hier, j'ai reçu un mail d'un copain, intitulé "Arthur Schopenhauer répond à M. Raffarin sur la "positive attitude""
et constitué d'un extrait des pensées du premier censé démonter le
semblant de pensée gélatinée du second qui, décidément, n'en finit pas
de nous prendre pour des cons (mais tout l'y encourage, il faut lui reconnaître ça).
Je vous épargne l'extrait en question (je le place en commentaire pour ceux qui voudront vérifier que je ne travestis pas cette auguste pensée), mais je résumerai en disant que ledit Schopenhauer prétend que l'optimisme est, au mieux, "un verbiage dénué de sens", quelque chose de pire qu'absurde
et qui ne peut etre pris avec sérieux que par des gens à la tête vide.
Qu'on promène ces gens là dans les endroits où on torture, où on commet
mille crimes contre l'homme et la nature, qu'on révèle à ces gens les
prisons, la misère, les champs de bataille, les dépravations et tout ce
qui fait de l'homme un moins qu'humain, un prédateur ignoble, et on verra bien ce qu'il advient, nous dit en substance ce cher Arthur, de l'optimisme, "opinion réellement infâme, une odieuse moquerie, en face des inexprimables douleurs de l"humanité".
Je ne vais pas en mettre une tartine sur
un avis qui, du reste, ne surprendra personne, mais voila : je suis
assez inculte pour ne connaître ce M. Schopenhauer que de nom (et encore, sans savoir l'épeler correctement), mais désormais j'ai un avis sur lui, du moins à la lumière de cet extrait de sa "pensée" éminement respectée. A l'évidence, donc, M. Schopenhauer est un con.
Dire que le monde va mal et que la nature humaine est capable du pire n'est pas en soi un argument contre l'optimisme.
On peut prendre l'exemple inverse d'Arthur (je me permets d'être
familier avec les gens que je ne respecte pas), emmener quelqu'un de
pessimiste (qui a vu, par exemple, toutes les atrocités que Mr S. se
propose de montrer), dans des endroits où les gens se respectent,
vivent des valeurs positives et les appliquent, où on laisse une place
à chacun en fonction de ce qu'il est et non de ce qu'il doit être
normativement (qui a dit que de tels endroits n'existaient pas? Nous
connaissons tous des gens formidables, non?),
des gens qui cherchent à s'élever au dessus de leur condition humaine
médiocre avec sincérité, à se montrer "humain" envers son prochain et
l'on ressort avec une opinion différente sur le monde, des valeurs bisounours plein le coeur, et l'envie d'embrasser son prochain (à condition de lui demander son avis, avant, tout de même).
Bref, c'est un peu court, jeune homme, on pouvait dire, hummm, bien des choses en somme.
Les gens qui considèrent l'optimisme comme un "verbiage" et non comme une démarche active ne peuvent le concevoir que comme "dénué de sens", forcément, mais ces gens là n'ont pas compris grand chose, selon moi, à ce que peut être leur place sur terre.
Cela dit, M. Raffarin
n'a pas compris grand chose non plus, on est d'accord là dessus, mais
la "positive attitude", c'est une exhortation pour les autres, lui
n'est qu'un représentant de commerce pour cet optimisme frelaté qu'est
la docilité sociale...
vendredi 11 février
ma différence à moaaaaaaaaaaa

Qu'on se voie comme un couillon un brin nigaud et
pathétique ou comme un gars bien qui apprend à le montrer, on n'est
jamais très loin de la vérité et, en même temps, on se plante à coup
sur complètement. Mais il faut se dire que ça fait partie du jeu...
On se voit, on se perçoit, forcément toujours un peu en décalage avec ce qu'on est.
Mais comme les autres vous perçoivent aussi de façon
erronée ou incomplète, personne n'a vraiment raison. Ce qu'on est
échappe à la perception, ne se laisse pas envisager totalement. La
seule façon de s'envisager de façon à la fois globale et correcte,
selon moi, c'est d'accepter cela, et d'ouvrir sa propre perception à
celle des autres.
Le monde extérieur nous
modèle autant qu'on le modèle, et c'est dans l'interaction qu'on se
construit, pas dans un portrait ou dans une liste d'éléments figés.
L'observation du mouvement et des balancements qui nous emmènent, c'est
ça, notre vie. Le reste est bien fade ; compréhensible, explicable,
listable, mais absolument sans intérêt.
On vit,
on meurt et dans l'intervalle on bouge. On gigote. On s'agite et on
observe. Quand on peut, on s'élève un peu. Jamais bien haut, mais c'est
l'intention qui compte, il paraît.
PS : le livre dont la couverture sert d'illustration à mon propos boiteux est édité aux éditions Milan