la tanière du hérisson

Bretagne, début du XXIe siècle. Un hérisson arpente l'existence, en musique et en souriant (quand c'est possible)... Il finira écrasé, comme les autres, mais il fait comme s'il ne le savait pas.

mardi 13 septembre

l'arbre à lutins...

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    De mes vacances j'ai ramené une large brassée de légendes pour mes élèves. En ce moment, je leur raconte celle de Jean le rémouleur, revenu un peu soul d'un mariage et qui, en pleine nuit, perd son chemin et se retrouve en compagnie d'une bande de korrigans gentils mais un peu collants... La première légende dont je leur ai parlé, cependant, c'est celle de l'arbre à lutins.
    J'ai trouvé mention de ce genre de choses dans plusieurs écrits, leur ai-je confié, et sans révéler exactement la marche à suivre, ces collectages de traditions locales parlent tous de la possibilité, pour attirer le Petit Peuple, d'accrocher dans un arbre ancien des effigies de lutins. Ces créatures magiques, éminemment terriennes voire végétales, ne manqueraient alors pas de venir établir une relation avec ceux qui les ont appelées. Bien plus, il est dit que le fait d'inventer des lutins, pour aller les susprendre aux branches d'un arbre ancien, les "appelle" du néant, les fait exister, leur donne vie.
    Alors depuis la rentrée, chacun dans la classe a inventé un lutin (moi y compris, bien sûr). Nous les avons fabriqués, pensé, souhaité. Ce soir, ils seront finis, ils ont un nom, un caractère, des particularités, et nous les accrocherons dans l'arbre qui donne sur la rue, bien visible (des fois que les lutins passent envoiture devant).
  Nous nous attendons, bien entendu, à ce que des manifestations un peu étranges surviennent dans les semaines suivantes.

Posté par herisson sauvage à 13:04 - vie d'école - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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